Au fil du temps, Megan Schutt est devenue l’une des figures les plus importantes du cricket féminin. Cette lanceuse de swing très appréciée s’est montrée extrêmement franche quant aux hauts et aux bas de son parcours. À ses débuts, elle décrivait sa propre vitesse comme « idéale pour être frappée » et son mouvement de lancer comme « plutôt catastrophique ». Cependant, après des années de pratique, elle est devenue la meilleure preneuse de guichets en matchs internationaux féminins et la lanceuse la plus prolifique de l’histoire du cricket féminin.
Cependant, le succès de Megan ne repose pas uniquement sur sa vitesse brute ou sa supériorité physique naturelle. Il est le fruit d’années d’entraînement, de variété, de persévérance et d’une touche de génie inattendu. Le déclic s’est produit lorsqu’un épisode de stress à l’adolescence l’a poussée à modifier son action de lancer. C’est ainsi qu’elle est devenue une lanceuse de swing, un talent qui a défini sa carrière. Revenons donc sur son parcours.
Le parcours de Megan Schutt, lanceuse involontaire de balles rentrantes

L’aventure de Megan Schutt au cricket a commencé modestement. Elle a débuté comme simple joueuse parmi des garçons avant de rejoindre une équipe entièrement féminine. Cependant, le passage à une équipe de softball a eu un impact considérable sur sa progression. Pourtant, lorsqu’elle a intégré le cricket structuré pour les jeunes, elle a admis ne pas avoir beaucoup de connaissances en matière de technique et de tactique. Elle pouvait lancer des balles droites sans maîtriser le swing.
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Cependant, la blessure qu’elle a subie à 16 ans a tout changé. Elle a été contrainte de modifier sa position au guichet et le mouvement de son poignet. Cela l’a amenée à générer un swing rentrant presque par accident. Ce n’était pas intentionnel, mais c’est devenu essentiel. Megan a rapidement su en tirer parti, et à une époque où seules quelques lanceuses maîtrisaient le swing rentrant, son talent a fait toute la différence. Plutôt que d’essayer de prendre de la masse musculaire et de lancer plus vite, elle a choisi de perfectionner sa capacité à swinguer, et cette décision a tout changé.
L’ascension fulgurante de Megan Schutt

En trois ans seulement, Megan Schutt s’est fait un nom, jusqu’à intégrer l’équipe australienne de cricket ODI. Ses débuts avec la balle neuve n’ont rien donné, mais elle a rapidement pris deux guichets lors de son deuxième match, avant d’être sélectionnée pour la Coupe du monde 2013. Alors qu’elle commençait la saison en se demandant si elle ne serait qu’une simple remplaçante, elle a terminé meilleure preneuse de guichets. Cette victoire éclatante a confirmé son statut de joueuse performante lors des grands rendez-vous.
Avec le recul, Megan attribue une partie de son succès initial à l’effet de surprise. Elle explique que ses adversaires ne connaissaient pas ses points forts, et elle a su en tirer profit. Si certains ont interprété ses réflexions comme un syndrome de l’imposteur, elle les perçoit plutôt comme un manque d’expérience dû à sa jeunesse. Elle connaissait peu le milieu professionnel et culturel dans lequel elle allait évoluer. Megan a alors compris l’importance de faire partie de l’équipe australienne. À ses débuts dans le XI, elle avait le sentiment de ne pas avoir pleinement mérité sa place. Cependant, au fil des ans, elle a conquis sa région grâce à sa détermination et à son travail acharné.
Megan Schutt et son adhésion à un sport transformé
Malgré la défaite en finale de la Coupe du monde T20 2016 et l’élimination en demi-finale de la Coupe du monde ODI 2017 face à l’Inde, cette défaite a marqué le début d’une évolution plus profonde des rapports de force internationaux pour Megan. Elle a rejeté les discours sur un prétendu « fossé » entre l’Australie et le reste du monde et a, au contraire, salué le développement rapide des autres nations. Elle a prouvé ses dires lors des matchs suivants, et on attend la même chose d’elle face à l’Inde. Elle considère l’imprévisibilité compétitive comme un atout et envisage un avenir avec une Coupe du monde féminine T20 à 16 équipes, reflétant sa vision du développement et de l’inclusion.
La voix de Megan Schutt au-delà du cricket
En dehors des terrains, Megan Schutt est devenue l’une des voix les plus engagées de l’équipe australienne sur les questions sociales. Son militantisme s’est fait connaître lors du référendum postal australien de 2017 sur le mariage pour tous. La joueuse de cricket est en couple depuis longtemps avec Jess Holyoake. Elles se sont mariées en 2019 après avoir milité pendant des années pour l’égalité des droits en Australie. Megan a toujours été une fervente défenseure du mariage pour tous, encourageant la fierté et la cohésion, même lorsque certains s’inquiétaient. Bien que 61,6 % des Australiens aient voté pour, elle était troublée par l’importante minorité qui s’y opposait et perturbée par le ton et la désinformation de la campagne du « non ».
Megan Schutt est une maman aimante d’une adorable petite fille.
Megan Schutt et sa compagne, Jess, sont devenues mamans en 2021 avec la naissance de leur fille, Rylee. Née prématurément de trois mois, Rylee est autiste. L’expérience des soins intensifs néonatals, aussi effrayante que transformatrice, a bouleversé son identité et l’a amenée à une profonde introspection. Forte de cette expérience, elle s’exprime désormais sur la prématurité et la neurodiversité, utilisant sa notoriété pour sensibiliser le public. Elle décrit son rôle de personnalité publique comme un tournant décisif dans son développement personnel, à l’exception de son sens de l’humour. Cette aventure l’a amenée à mieux se connaître et à se défaire consciemment des schémas hérités de son éducation.
